FRANÇOIS BEAUDRY est un artiste canadien

établi à Montréal, Québec. M. Beaudry a laissé sa profession d’ingénieur pour jouer avec différents matériaux comme la cire d’abeille, la gomme damar, la craie, la colle de peau de lapin, le carborundum, en vue d’utiliser ses techniques de prédilection : l’encaustique, la tempera et la technique mixte pastel et aquarelle.    

francois beaudry encaustique tableau figure bas-relief
Ruban rouge, encaustique, bas-relief, 91 x 57 cm
francois beaudry tempera tableau portrait hélène 8
Hélène 8, tempera, 57 x 91 cm
francois beaudry pastel et aquarelle tableau nature morte fleurs tournesols
Tournesols, pastel et aquarelle, 82 x 51 cm

Au cours de la réalisation de ses portraits, paysages et natures mortes, guidé par les circonstances et hasards, il plongeait dans la pensée de Picasso telle qu’exprimée dans les écrits de son marchand et ami Kahnweiler (la relation Picasso-Kahnweiler a duré plus de soixante-cinq ans) et découvrit une affinité qu’il partageait avec ces deux-là, qui ont régné sur l’art du xxe siècle, dans leur position résolument contre l’abstraction. Après, en suivant les mêmes guides, il tombait sur le livre Abstraction et Einfühlung écrit par un contemporain de Kahnweiler : Wilhelm Worringer. Chez ce dernier, la pyramide égyptienne, le fronton d’un temple grec et la cathédrale gothique ne sont que des résultats différents de transformations provenant d’une source unique : l’abstraction. Chez Kahnweiler, dans un mouvement artistique, l’abstraction est un détour inutile alors que chez Worringer, l’abstraction peut mener vers un grand style. L’antinomie ne peut pas être plus directe. Bref, le peintre qui avait commencé sa carrière sous l’emprise d’une pulsion lyrique découvrait un conflit esthétique. Ce conflit, qui n’a jamais été résolu, devait capter son attention (un résumé sur ce conflit peut être consulté en cliquant ici). Il s’est mis a épluché ces auteurs et en découvrir quelques autres dont Aloïs Riegl qu’il affectionne particulièrement. Ce qui avait débuté par une recherche sur le bien-fondé de l’abstraction devait se transformer en une recherche sur le processus de métamorphose de l’art de l’antiquité à aujourd’hui. Pourquoi? Parce qu’il est convaincu que l’art est quelque chose qui peut se comprendre, même si pour beaucoup l’art est simplement une affaire de goût ou pire : la démonstration d’un esprit raffiné. Et surtout, la compréhension est le véhicule évolutif par excellence disponible à tous, même pour un peintre, pour atteindre, reconnaître et oeuvrer dans un pays fertile.